Dernières infos PSC retraité·es
La communication du ministère de l’Éducation nationale et de la MGEN est très insuffisante en direction des retraité·es qui ne sont pas pris en charge collectivement. A ce jour, ces derniers sont renvoyés à une recherche individuelle d’informations. La spécificité de notre groupe d’âge, dont beaucoup sont en difficulté par rapport au numérique, n’est pas prise en compte. La permanence de pratiques relevant d’une assurance privée rompt la confiance dans la mutuelle historique à laquelle nombre était attaché en raison de ses valeurs. Beaucoup de retraité.es ont peu de connaissances sur la PSC. Les situations sont variables selon l’âge, la situation de santé, de famille (ayant-droit ou pas), les revenus, l’accès au numérique. Ce message syndical a pour but de vous fournir des informations directes.
Futur·es retraité·es proches
C’est le MEN qui avertit la MGEN des départs en retraite, et aussi la personne concernée de la fin de sa couverture collective.
Mais ATTENTION pour les futur·es retraité.es à partir du 1er septembre : dès le premier jour de retraite, le contrat collectif santé (avec participation employeur) est rompu automatiquement : les collègues doivent donc anticiper bien en amont afin d’éviter le risque d’interruption de leur couverture. Ils et elles pourront opter pour le contrat collectif de leur ex employeur en tant que retraité·e en prenant contact avec la MGEN. Seconde possibilité : souscrire un nouveau contrat individuel santé auprès d’une complémentaire de leur choix (MGEN ou autres). Il est vivement conseillé d’entreprendre des démarches1 mois avant leur date de cessation d’activité.
Les déjà retraité·es
Celles et ceux déjà à la retraite ont 2 ans à compter du 1er mai 2026 pour adhérer, si elles et ils le souhaitent, au contrat collectif santé de leur ex employeur qui est facultatif. Dans les faits, malgré les propos de la MGEN, il est probable que ses « services » seront vraiment disponibles pour la prise en charge effective des retraité·es à l’automne. En effet, priorité à la prévoyance des actif.ves, possible sans questionnaire de santé jusqu’au début novembre, et aux futur·es retraité·es dits proches (septembre-octobre). Dans ce cas, il serait envisageable de demander le report du délai de 2 ans au 1er novembre, non pas à la MGEN qui n’a pas la main, mais au ministère dans une prochaine CPPS (instance nationale sur la PSC) par l’intermédiaire de nos représentants FSU.
C’est au ou à la retraité·e de faire la démarche auprès de MGEN et de prendre contact par téléphone (plateforme 09 72 72 16 17) ou directement avec un conseiller au 3676 ou pour un rdv en agence. Vous pouvez aussi passer par votre espace personnel MGEN. Ce peut être long et compliqué.
Le choix peut être aussi de rester sur son contrat individuel à la MGEN (souvent Référence ou Intégrale) ou à une autre complémentaire. Certain·es ont décidé de faire des comparatifs de couverture et de tarifs entre complémentaires car la question du coût des contrats est légitime. Mais la transparence n’est pas toujours de mise.
Nous savons que, dans le contrat collectif, les options, pour l’adhérent.e et son ou sa conjoint.e ayant droit, ont une tarification à l’âge. Même chose pour les garanties additionnelles obsèques et dépendance qui sont calquées sur des offres MGEN déjà existantes. Les informations à ce sujet sont déjà sur notre Blog retraités, consultez-les.
Victoire sur les contrats MASP
Les interventions répétées du SNES ont porté sur la résiliation extrêmement brutale du contrat MASP (Mutuelle alternative santé prévoyance) référencé au 1er janvier 2018, pour une durée de 7 ans, par les ministères de l’EN, de Jeunesse et sports et de l’Enseignement supérieur et de la recherche après un appel d’offres remporté par la MGEN. La communication violente de la mutuelle, sans aucune explication, sur la fin des droits en santé de 22 496 retraité·es adhérent·es a provoqué un tollé légitime. Nous avons demandé, à plusieurs reprises, qu’une solution urgente soit trouvée pour que ces retraité·es n’aient aucune rupture de prise en charge. La MGEN a fait machine arrière. Nous avons obtenu que ce contrat soit maintenu aux mêmes niveaux de garanties et de tarifications. Sa dénomination est MGEN Alternative. Des informations précises ont été données, fort heureusement, très vite aux adhérent·es concerné·es. Nous créditons une victoire syndicale au profit de ces retraité·es et, en particulier, de nos syndiqué·es qui connaissent une issue favorable.
Conclusion
Nous subissons, comme les actif.ves, le découplage des contrats entre santé et prévoyance. La solidarité intergénérationnelle et intragénérationnelle est absente du contrat collectif dont les hausses sont déjà prévues jusqu’en 2028. Nous ne savons pas ce que deviendraient ces contrats dans 4 à 6 ans si MGEN ne remportait pas le marché dans les 3 ministères au moment du renouvellement. Les transferts prévisibles dans le financement de soins et de prestations entre la Sécurité sociale et les complémentaires (le gouvernement l’envisage déjà) risquent de renchérir les tarifs et des contrats collectifs et des contrats individuels. Ces contrats individuels, où nous restons entre retraité·es qui « coûtent cher », augmenteront certainement au 1er janvier. Sur leur contenu, nous avons peu de visibilité.
En tout état de cause, il est urgent d’attendre. Il reste beaucoup trop d’inconnus, à ce jour, pour faire un choix éclairé. Nous continuerons à vous fournir les informations les plus exactes et les plus précises possible au fur et à mesure, c’est notre rôle d’organisation syndicale.
Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter sur l’adresse retraites@snes.edu et nous vous répondrons.
La vie militante ne s’arrête pas à la retraite ! Au contraire, les retraités du SNES-FSU participent activement aux mobilisations en cours (protection sociale, dépendance etc) et apportent leurs analyses à des dossiers intergénérationnels.
Contact enretraite@snes.edu