Paix, solidarité internationale, droits et libertés
Des exigences à promouvoir sans cesse

Le droit international est nié par la banalisation du recours à la guerre comme élément de la politique étrangère de nombreux États. Les difficultés de l’ONU à répondre aux crises internationales amènent à sa marginalisation croissante et, au nom de son impuissance, à la contestation de sa légitimité.
En Ukraine, la Russie poursuit sa guerre d’agression et sa campagne de destruction des infrastructures du pays.
L’attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran marque une nouvelle accentuation des tensions impérialistes dans le monde. Tout le Moyen-Orient est déstabilisé par un conflit dont la population civile paie le prix fort, et en premier lieu les Iranien·nes qui subissent le double poids des bombes et de la répression du régime des mollahs. Au Liban, la guerre et l’invasion israéliennes ont fait plus de 1500 mort·es, plus d’un million de déplacé·es, tandis que Netanyahu accélère la colonisation en Cisjordanie et poursuit à bas bruit le génocide à Gaza. Le Parlement israélien a adopté une loi instaurant la peine de mort pour les Palestinien·nes accusé·es de meurtre lors d’actions « terroristes ».
La brutalisation des relations internationales fait fi des valeurs universelles des droits humains.
Le capitalisme utilise les pouvoirs autoritaires et néofascistes pour aggraver la prédation économique et museler la contestation sociale. C’est à travers ce prisme qu’il convient d’analyser la montée des extrêmes droites dans le monde, et en France, le rapprochement de la droite et de l’extrême droite ou la proximité croissante entre une grande partie du patronat et le RN. L’objectif est de durcir toujours plus les rapports sociaux, détruire les conquis sociaux, et remettre en cause les libertés et l’État de droit. Dans un 1er mai massif, avec le SNES-FSU, nous saurons le dénoncer.
Le règlement « retour » adopté par le Parlement européen tend à assimiler la migration sans titre de séjour à un délit, démantèle les garanties juridiques des migrant·es et les expose encore davantage à des violations de leurs droits fondamentaux. Nous nous y opposons, comme à toutes les formes de racisme, en rappelant notre attachement à l’égale dignité des êtres humains. Nous participons aux initiatives contre la loi Yadan qui fait l’amalgame entre antisémitisme et antisionisme afin de faire taire toute critique contre l’État d’Israël. Une pétition sur le site de l’Assemblée Nationale a dépassé les 650 000 signatures.
La promotion de la paix, de la solidarité internationale, de la défense des droits et des libertés, sont essentiels pour avancer vers un autre modèle de société.
Marie-Laurence Moros
La vie militante ne s’arrête pas à la retraite ! Au contraire, les retraités du SNES-FSU participent activement aux mobilisations en cours (protection sociale, dépendance etc) et apportent leurs analyses à des dossiers intergénérationnels.
Contact enretraite@snes.edu
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